Haïti – Élections : Recommandations pour l’application du quota de 30% minimum de femmes

Un document du Comité Technique et Multi-sectoriel (COTEM), contenant des propositions et recommandations relatives à l’application du quota de 30% minimum de femmes dans la prochaine loi électorale, a été présenté la semaine écoulée à la Commission permanente de la Chambre basse « Condition féminine et équité de genre » , présidée par la Députée de Jérémie Marie Gladice St Jean Lundy.

Face au mauvais classement d’Haïti dans le tableau inter parlementaire des femmes (185ème position sur 188 pays), au non-respect de l’article 17.1 de la Constitution haïtienne de 1987 amendée et à la non-application des instruments internationaux signés et ratifiés par Haïti en matière du respect des droits fondamentaux des femmes, le COTEM, composé du Ministère à la Condition Féminine, des organisations de femmes et féministes des 10 départements du pays a soumis un ensemble de recommandations prenant en considération l’égalité des genres dans les espaces politiques et publics ainsi que de la nécessité de lier l’égalité de droit à l’égalité de fait dans les visas et considérants de la loi électorale à venir.

Dans ce sens Marie Jossie Etienne, ancienne députée de la 48ème et 49ème législature et Mme Jessie Ewald Benoit ont expliqué la stratégie et ont proposé dans le document un système de circonscription réservée. Afin de renforcer la disposition de l’article 100.1 du décret électoral de 2015 demandant aux partis de présenter 30% de femmes candidates sur la liste soumise au Conseil électoral provisoire elles soulignent que des sanctions sont prévues contre tout parti contrevenant à ces normes.

La députée St Jean a promis de défendre cette proposition auprès de ses collègues parlementaires.

Enfin, les organisations signataires de ce document, notamment la « SOlidarite Fanm Ayisyèn » (SOFA) le « Mouvement des Femmes pour l’Éducation et le Développement » (MOUFHED), Femmes en Démocratie, « Nègès Mawon », TPF/Pluri-femmes, « Rezo Fanm Kapab dAyiti » (REFKAD), « Fanm Yo La », le « Réseau des Femmes Candidates pour Gagner » (RFCG) et PFEH entendent, à travers cette démarche, corriger la discrimination structurelle contre les femmes et conjuguer la démocratie et l’inclusion afin de s’assurer que la configuration du Parlement corresponde aux caractéristiques socio démographiques de la population haïtienne.

HL/ HaïtiLibre

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